Méthanisation

Méthanisation

La méthanisation aboutit à la production :

  • d’un produit humide, riche en matière organique et partiellement stabilisée, appelé digestat ; pour lequel un retour au sol peut être pratiqué, éventuellement une phase de maturation par compostage,
  • de biogaz, mélange gazeux saturé en eau à la sortie du digesteur et composé de 50 à 70 % de méthane (CH4), de 20 à 50 % de gaz carbonique (CO2) et d’autres gaz sous forme de traces (NH3, N2, H2S). Riche en méthane, le biogaz peut être valorisé par combustion dans une chaudière pour produire de la chaleur (cas fréquent en agroalimentaire) ou brûlé dans un cogénérateur pour produire simultanément de l’électricité et de la chaleur (cas d’installations collectives ou agricoles). Après épuration, le biogaz peut être injecté dans le réseau de gaz naturel ou valorisé comme carburant.

Quels objectifs ?

La méthanisation/production de biogaz est une réponse à des besoins très variés :

  • Traiter des biodéchets : la loi sur les biodéchets oblige tout producteur de plus de 10 tonnes par an à faire collecter séparativement et traiter les biodéchets. La collecte actuelle est faible (seules 3 unités de la région sont aptes à traiter des biodéchets alimentaires par méthanisation) mais devrait se développer dans les années qui viennent. 
  • Traiter de manière performante des effluents liquides ou des boues ce qui permet de diviser d’un facteur 5 les consommations d’énergie électrique de ce poste et de produire moins de boues résiduaires. 
  • Traiter des fumiers et lisiers venant d’exploitations agricoles dans des unités individuelles ou collectives. Les technologies existantes sont adaptées aux productions intensives de lisier, tandis que les élevages d’Occitanie sont plutôt producteurs de fumiers, plus difficile à méthaniser.
  • Produire de l’énergie : une des solutions les plus efficaces serait la méthanisation de cultures énergétiques de type maïs. La France compte moins d’une dizaine d’installations (contre plusieurs milliers en Allemagne). Pour des raisons de performance environnementale et de conflit d’usage, l’ADEME ne souhaite pas soutenir le développement de ce type d’installation, qui n’est d’ailleurs maintenant plus possible réglementairement.

 

Les déchets concernés par la méthanisation

 

État des lieux 

Au 1e janvier 2017, l’ADEME recense 35 unités de méthanisation en Occitanie (voir carte), qui se répartissent comme suit :

  • Treize unités de méthanisation à la ferme ;
  • Deux unités centralisées traitant majoritairement des déchets agroalimentaires et des biodéchets ;
  • Quatorze unités agroalimentaires traitant majoritairement des effluents dont cinq seulement valorisent le biogaz ;
  • Cinq stations d’épuration urbaine, ne valorisant pas ou peu le biogaz produit ;
  • Une unité de traitement de la fraction fermentescible de déchets triés à la source.

Au total, seules 21 unités valorisent actuellement le biogaz en produisant de l’électricité et/ou de la chaleur.

De plus, il existe 12 installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) qui valorisent le biogaz par cogénération.

La région Occitanie est la première région de France pour :

  • La recherche sur la méthanisation tant publique que privée (Montpellier, Narbonne, Toulouse) ; 
  • Le nombre de constructeurs (Arkolia, Naskéo, Valbio, etc.) commercialisant leur technologie en France et hors de nos frontières (Valbio est ainsi accompagné par le Club ADEME international pour la construction d’une unité de méthanisation sur une fromagerie en Bulgarie) ;

 

Unités de méthanisation en fonctionnement en Occitanie
Unités de méthanisation en fonctionnement en Occitanie

L’action de l’ADEME

L’ADEME apporte une aide technique et financière aux études d’aides à la décision. L’aide aux investissements sera étudiée au cas par cas dans le cadre du Plan déchet.

Quelques documents de référence