Réduire son impact environnemental

À l’échelle de l’entreprise

Nombreux sont les impacts potentiels d’une activité de production industrielle sur les milieux (eau, air, sol, etc.). Le cadre réglementaire, et, principalement, les normes de rejets ont permis de contenir les impacts réels. Cependant, seule une démarche de progrès continu permet d’anticiper le durcissement des normes, et d’innover, de manière proactive, pour trouver des solutions alternatives.

La mise en place d’un système de management de l’environnement ou de l’énergie permet d’assurer un progrès continu de réduction de ses impacts. Les Éco Défis ou la Démarche Envol permettent d’impliquer sa TPE dans cette dynamique.

Mise en œuvre sur un échantillon large de 500 entreprises de moins de 250 salariés, l’opération « TPE & PME gagnantes sur tous les coûts » vise à démontrer que certaines actions à temps de retour très court peuvent être mises en œuvre rapidement, permettant de réduire à la fois l’impact environnemental de l’entreprise et ses charges. 

Cela peut concerner les flux de matières premières, les ressources énergétiques ou l’eau.

Concernant l’énergie, les visites énergie proposées par les chambres consulaires permettent d’évaluer de (nouvelles) voies de réduction de sa facture. Elles peuvent se poursuivre par une approche experte réalisée par un consultant.

L’allongement de la durée de vie des produits utilisés génère également une activité de réparation sur le territoire, notamment via l’opération Répar'Acteurs relayée en Occitanie par le réseau des Chambres de métier et d’artisanat.

À l’Échelle territoriale : l’Écologie industrielle et territoriale (EIT)

L’EIT constitue un mode d’organisation interentreprises par des échanges de flux ou une mutualisation de besoins.

Elle peut se traduire par exemple par :

  • la valorisation ou l’échange de flux industriels : vapeur, eaux industrielles, déchets et coproduits, etc. ;
  • la mutualisation de services : achats groupés, logistique commune, gestion collective des déchets, plans de déplacements interentreprises, crèche, conciergerie d’entreprises, gardiennage, etc. ;
  • le partage d’équipements ou d’infrastructures : réseaux de chaleur, station d’épuration, chaufferie, méthaniseur, parcs de stationnement, lieu de réunion, emplois en temps partagés, etc. ;
  • ou la création de nouvelles activités : activités nécessaires à la valorisation des sous-produits, structuration de filières, etc.

Cette démarche peut être menée à l’échelle d’une zone d’activité, d’un territoire ou simplement entre deux entreprises.

La région Occitanie a initié depuis de nombreuses années une dynamique sur le territoire, grâce au développement de l’outil ACTIF au sein du réseau Chambres de commerce et d’industrie (CCI) régional.

En 2012, la CCI de Montauban et Tarn et Garonne a développé, avec l’aide de l’ADEME une plateforme web de quantification et de géolocalisation des flux (énergies, matières, etc.) des acteurs économiques du département, ce qui rend plus opérationnelle la mise en œuvre de l’EIT. Ainsi est né ACTIF. Déployé à l’échelle nationale, cet outil accompagne de plus en plus de démarches d’EIT, dont deux opérations en Occitanie. L’une est déployée sur Toulouse Métropole et l’autre sur la communauté d’agglomérations Tarbes-Lourdes-Pyrénées.